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Ceraines études auraient montré que les hommes circoncis seraient moins vulnérables à l'infection par le HIV. Ces résultats sont contrevesés, et, en tout état de cause, la circoncision n'est certainement pas un moyen de se prémunir contre la maladie. Le seul moyen dont l'efficacité est confirmée est l'usage du préservatif. Tout le monde le sait, mais nombreux sont ceux qui oublient cette recommandation préventive de bon sens.

 

Toutefois, de nouvelles études internationales montrent que la circoncision complète aurait une efficacité certaine pour prévenir les maladies sexuellement transmissibles, notamment le SIDA. Certains spécialistes, notamment américains, conseillent fortement la circoncision chez les enfants.

 

La circoncision polynésienne (tehe) qui ne retire pas la peau coupée, contrairement à la circoncision complète (peritome) n'a certainement aucune efficacité contre l'infection par le HIV. Ce "tapu" ("tapu" veut dire "couper" en tahitien) est une marque identitaire et culturelle qui n'obéit à aucune raison médicale. Qu'on se le dise!!!

 

 

 

 

onu-sida.jpg

La circoncision modifie radicalement le microbiome

La circoncision modifie radicalement le microbiome du pénis. Ce serait la raison pour laquelle la circoncision protège contre le VIH et d'autres infections virales. D'après l'hypothèse formulée par des chercheurs américains dans mBio, la revue en ligne de l'American Society for Microbiology, il existe réellement un lien.

La circoncision diminue le risque de contracter le VIH de 50 à 60 %, ainsi que celui de contracter une infection au papillomavirus humain ou au virus de l'herpès simplex de type 2. L'explication de cette protection était jusqu'à présent floue. Elle pourrait être due à l'anatomie du pénis circoncis, aux modifications du microbiome ou à une association de ces deux facteurs.

Lance Price du Translational Genomics Research Institute (TGen) de Flagstaff, en Arizona (États-Unis) et l'Université George Washington de Washington, DC (États-Unis), et ses collègues de l'Université Johns Hopkins de Baltimore, dans le Maryland (États-Unis), ont étudié les modifications que la circoncision apporterait à la microbiologie du pénis, ainsi que leur ampleur. Les chercheurs ont utilisé des échantillons sur applicateur d'une grande étude réalisée en Ouganda, en Afrique, et ont comparé les échantillons d'hommes non circoncis à ceux d'hommes circoncis avant la procédure et un an après. Ils ont découvert que le microbiome avait radicalement changé : le nombre de bactéries avait considérablement chuté. Fait notable : la prévalence de bactéries anaérobies avait chuté tandis que le nombre de certaines bactéries aérobies avait légèrement augmenté.

Les chercheurs ont émis l'hypothèse suivante : le nombre plus élevé de bactéries observées chez les hommes non circoncis activait les cellules de Langerhans dans le prépuce, ce qui non seulement les empêchait de combattre les virus, mais les impliquait également activement dans le développement d'une infection. La modification radicale du microbiome suivant la circoncision pourrait inhiber ce processus.

Male Circumcision Significantly Reduces Prevalence and Load of Genital Anaerobic Bacteria

  1. Cindy M. Liua,b,c,
  2. Bruce A. Hungated,
  3. Aaron A. R. Tobianc,
  4. David Serwaddae,
  5. Jacques Ravelf,
  6. Richard Lestera,
  7. Godfrey Kigozie,
  8. Maliha Aziza,
  9. Ronald M. Galiwangoe,
  10. Fred Nalugodae,
  11. Tania L. Contente-Cuomoa,
  12. Maria J. Wawerg,
  13. Paul Keima,b,
  14. Ronald H. Grayg,
  15. Lance B. Pricea,h

+ Author Affiliations

  1. Division of Pathogen Genomics, Translational Genomics Research Institute, Flagstaff, Arizona, USAa;
  2. Center for Microbial Genetics and Genomics, Northern Arizona University, Flagstaff, Arizona, USAb;
  3. Department of Pathology, School of Medicine, Johns Hopkins University, Baltimore, Maryland, USAc;
  4. Department of Biological Sciences, Northern Arizona University, Flagstaff, Arizona, USAd;
  5. Rakai Health Sciences Program, Entebbe, Ugandae;
  6. Institute for Genome Sciences, Department of Microbiology and Immunology, University of Maryland, School of Medicine, Baltimore, Maryland, USAf;
  7. Department of Epidemiology, Johns Hopkins University, Bloomberg School of Public Health, Baltimore, Maryland, USAg;
  8. Department of Environmental and Occupational Health, George Washington University, Washington, DC, USAh
  1. Address correspondence to Lance B. Price, lprice@tgen.org.
  1. Editor Andrew Onderdonk, Brigham and Women’s Hospital

Footnotes

  • CitationLiu CM, Hungate BA, Tobian AAR, Serwadda D, Ravel J, Lester R, Kigozi G, Aziz M, Galiwango RM, Nalugoda F, Contente-Cuomo TL, Wawer MJ, Keim P, Gray RH, Price LB. 2013. Male circumcision significantly reduces prevalence and load of genital anaerobic bacteria. mBio 4(2):e00076-13. doi:10.1128/mBio.00076-13.

  • Received 15 February 2013
  • Accepted 22 March 2013
  • Published 16 April 2013

This is an open-access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution-Noncommercial-ShareAlike 3.0 Unported license, which permits unrestricted noncommercial use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original author and source are credited.

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